Notre histoire

Héritage des Églises Libres
L'Union des Églises Libres de France est née en 1849. Avant de caractériser l'originalité de cette création, et pour la comprendre, il faut rappeler le contexte historique.
On situe bien la spécificité des Églises Libres en comprenant en quoi elles sont héritières de la Réforme, et en quoi elles s'en distinguent.


La Réforme

La Réforme protestante du 16ème siècle avait remis en honneur l'autorité de l’Écriture, et proclamé le salut par la foi en Jésus-Christ. Mais, au début du 19ème siècle, le protestantisme avait évolué dans deux directions, la première orthodoxe (c'est-à-dire très attachée à l'affirmation des dogmes fondés sur la Bible), la seconde libérale
(profondément marqué par la philosophie des Lumières, remettant les dogmes en question). Les deux se rejoignaient dans une prédication moralisante. Le Protestantisme, devenu une religion officielle depuis que Bonaparte avait imposé le Concordat en 1802, était également devenu une religion formaliste. Cette loi du 18 germinal an X donnait aux Protestants une place dans la nation, ce dont ils étaient heureux après des années de persécutions, mais elle bouleversait leur organisation traditionnelle et en faisait des pasteurs des fonctionnaires.

Le Réveil

Un « Réveil », renouveau doctrinal et spirituel accompagné d'un mouvement de conversions, se propagea au début du 19ème siècle à travers l'Europe. Ce Réveil a  réaffirmé les grandes vérités bibliques mises en lumière par la Réforme : divinité du Christ, inspiration des Écritures, salut par la foi en l’œuvre rédemptrice du Christ, etc. Il a insisté sur la nécessité d'une foi personnelle, un certain « individualisme » spirituel.
Cette prédication fut accueillie diversement dans l'Église Réformée en France. De plus, les colporteurs du Réveil entreprirent d'évangéliser les milieux catholiques. Notons enfin, qu'un courant du Réveil milita pour la séparation de l'Église et de l’État. Entre 1820 et 1848 apparaissent à côté des Luthériens et des Réformés (subdivisés entre « orthodoxes » et « libéraux » et liés à l'État par le Concordat), des communautés libres (non-concordataires) de « professants » (c'est à dire n'ayant pour membres officiels que des adultes faisant individuellement état de leur adhésion dans les principaux dogmes et, surtout, affirmant une allégeance personnelle en Jésus-Christ, Seigneur et Sauveur).

Naissance des Églises Libres
L'Union des Églises Libres est née du désir d'un certain nombre de Protestants réformés de constituer une Église indépendante de l'État, réaffirmant clairement sa foi fondée sur la Bible et constituée de Chrétiens professant clairement cette foi. 
Dans le bouillonnement général qui suit la révolution de 1848, une assemblée générale du Protestantisme réformé se réunit pour proposer une modification du Concordat. C'est finalement sur la nécessité d'une base doctrinale pour l'Église Réformée que l'essentiel du débat se porte. Les libéraux ne veulent aucune confession de foi, les orthodoxes en désirent une, mais pas au prix d'une division de l'Église. Seuls quelques hommes dont Frédéric Monod, pasteur à Paris, et Agénor de Gasparin, soutiennent qu'il faut confesser sa foi même si l'unité doit en pâtir. L'assemblée refusant de trancher, ils démissionnent et appellent ceux qui croient que l'Église doit confesser clairement sa foi, à les rejoindre. Frédéric Monod voit son espérance déçue car c'est une minorité qui le suit. Les Réformés démissionnaires sont alors rejoints par des Églises indépendantes et des postes d'évangélisation, souvent fondés par des colporteur de l'Église Libre de Genève ; c'est cette alliance qui donne naissance à l'Union des Églises Libres de France le 1er septembre 1849.

L'Église Libre de Saint Marcellin
La présence de familles protestantes dans la région de Saint-Marcellin est historiquement attestée dès le 16ème siècle. Dans les années 1950 les Protestants marcellinois se réunissaient pour le Culte sous la conduite du pasteur de l'Église Réformée de Voiron. En 1953 ce groupe a été rejoint par M. Richard Doulière, pasteur de l'Union des Églises Libres. En 1967 la paroisse réformée de Voiron a décidé de confier la communauté de Saint-Marcellin à M. Doulière. Une Assemblée Générale constitutive, à laquelle le pasteur réformé de Voiron était présent, a décidé la création d'une Église Libre. Une maison fut achetée au 2, passage Bonsecours où un temple et un presbytère furent aménagés. 
M. Doulière, devenu veuf en 1984, a quitté Saint-Marcellin en 1993 pour exercer son ministère à Loriol, dans la Drôme, où il est toujours actif. La paroisse de Saint-Marcellin connut des années difficiles. Le temple et le presbytère furent vendus.
L'Église Libre de Saint-Marcellin connait aujourd'hui un nouvel essor. Son nouveau lieu de culte a été aménagé au 56, Grande Rue. Plus que jamais, elle a le désir de proclamer l'Évangile...



 

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